Exercice de style aussi difficile qu’indispensable, la lettre de motivation réclame des qualités que tout le monde ne peut maîtriser : esprit synthétique, sens de la formule ou encore orthographe irréprochable. Cependant, inutile de s’appeler Victor Hugo pour rendre une excellente copie ! Au-delà du style, les recruteurs jugent une lettre sur des critères objectifs et sont sensibles à certains détails. Voici quelques règles pour apprendre à les contenter.
Le fond
Avant d’affûter votre plume pour épater le lecteur, il faut commencer par soigner l’argumentation et le plan de votre lettre. En effet, avant de s’ébahir devant votre prose, le recruteur s’attache au contenu. Or celui-ci reste le maillon faible de la plupart des lettres de motivation.
1 – Une lettre de motivation n’est pas faite pour répéter le CV
Premier écueil à éviter absolument : répéter le CV dans la lettre de motivation. Vous disposez de trop peu de temps et d’espace pour vous permettre de radoter. De surcroît, c’est on ne peut plus ennuyeux. Laissez à votre CV le soin de synthétiser votre parcours, c’est son rôle. Celui de la lettre de motivation est d’aller à l’essentiel.
2 – A chaque candidature sa lettre de motivation
Dans votre lettre, vous devez démontrer que vous êtes motivé et que vous avez les compétences pour travailler à ce poste précis dans cette entreprise en particulier. Or chaque poste et chaque entreprise ont leurs spécificités. Vous devez les prendre en compte pour convaincre. En montrant que vous connaissez l’entreprise et que vous avez compris ses besoins, vous retenez l’attention du recruteur et vous gagnez en crédibilité.
3 – Etre sensible à la particularité de l’entreprise
La taille, l’histoire ou encore le secteur d’activité de l’entreprise influencent énormément le poste auquel vous postulez. Par exemple, à moins de prétendre à un poste de cadre supérieur, vous aurez généralement bien plus de responsabilités et d’autonomie dans une petite PME que dans une multinationale. Et surtout, au-delà du facteur taille, chaque entreprise a une culture différente.
La connaissance de l’entreprise influe donc sur deux éléments fondamentaux :
- les informations à mettre en valeur dans le paragraphe “vous”,
- la tonalité de votre lettre.
A ce titre, même si les règles suivantes ne sont absolument pas des invariables, elles méritent d’être prises en considération :
- Lorsque vous postulez dans une petite PME, votre lettre arrive rapidement dans les mains du responsable du poste. Vous pouvez entrer plus directement dans le vif du sujet. En revanche, en grande entreprise, c’est le service RH qui effectue le premier tri. Il faut alors utiliser le vocabulaire de l’annonce, éviter le jargon et soigner le premier paragraphe.
- Les grandes entreprises ont des fiches de poste précises. En cas d’annonce, il est important que vous répondiez à l’offre point par point. Pour une entreprise dont l’effectif est limité à une dizaine de personnes, la polyvalence est un avantage. Vous gagnerez certainement à préciser certaines compétences qui ne sont pas listées dans l’offre mais que vous pouvez apporter à l’entreprise.
Trouver les bonnes informations et les exploiter n’est pas toujours évident. Pour vous aider sur ce point vous pouvez consulter notre article Rechercher des informations sur une entreprise.
4 – Adapter l’argumentation au poste
Si reformuler le CV dans votre lettre est rébarbatif, évoquer votre parcours reste indispensable. Cependant, plutôt que de répéter invariablement les mêmes expériences, il faut choisir quelques éléments significatifs et utiles pour le poste à pourvoir. Mettre l’accent sur une seule expérience peut parfois suffire.
Pour autant, il ne suffit pas de citer une expérience proche ou identique au poste en question. Il faut argumenter, mettre en valeur les compétences et les qualités particulières que vous pourrez exploiter à nouveau. Vous montrez ainsi que vous avez compris les enjeux et les difficultés de votre job, en somme que vous le maîtrisez.
5 – La règle du vous – moi – nous
Une lettre de motivation se rédige généralement en trois paragraphes. Chacun répond à une fonction :
- parler de l’entreprise dans laquelle on postule (vous),
- parler de soi (moi),
- parler de ce que l’on pourra faire ensemble (nous).
- Le paragraphe “vous” varie fortement selon que vous répondiez à une offre ou que postuliez spontanément. Cependant, son rôle reste toujours le même : montrer que vous connaissez l’entreprise et que vous ne postulez pas par hasard.
- Le paragraphe “moi” n’a pas pour fonction de résumer votre parcours : c’est le rôle du CV. En revanche, il doit souligner ce qui dans votre parcours est transposable au poste que vous convoitez. Pour lui donner plus de poids, des chiffres ou des exemples concrets sont les bienvenus.
- Le paragraphe “nous” conclue en indiquant ce que vous pourriez faire dans et avec l’entreprise. Il faut savoir être modeste et trouver l’équilibre entre timidité (“j’espère que vous m’accorderez la chance de tenter de mettre à profit mes compétences dans votre service”) et la prétention (“je suis certain que mon expertise gonflera votre chiffre d’affaires en l’espace de quelques semaines”). N’oubliez pas de finir votre lettre par une demande de rendez-vous et une formule de politesse.
La forme
6 – La lettre est écrite pour être lue
Voilà une évidence qu’il semble absurde de rappeler. Et pourtant… De trop nombreux candidats semblent l’oublier et font tout pour décourager le lecteur : phrases interminables, syntaxe approximative, arguments peu explicites…
Oubliez les formules surannées et le prétendu style soutenu ou “élaboré”. Une lettre de motivation doit être simple, directe et efficace. Inutile en effet de prendre des gants et de faire preuve de déférence. Il suffit d’être poli. Or la première des politesses est de proposer un texte facile à lire et à comprendre.
7 – Des phrases courtes et percutantes
Soucieux d’en dire beaucoup en peu de mots, les candidats optent souvent pour des phrases longues et laborieuses. Les assises succèdent aux accumulations et le lecteur perd le fil. Pour éviter cet écueil, il suffit de faire des phrases courtes.
Pour y parvenir :
- Adoptez cette règle fondamentale : un seul argument par phrase.
- Dès qu’une phrase se rapproche des deux lignes ou les excède, découpez là.
- Lisez votre lettre à voix haute. Si vous vous perdez, c’est mauvais signe…
Une relecture attentive est fondamentale pour obtenir un résultat probant. Le premier jet est en effet rarement convaincant. Profitez-en pour épurer vos phrases, pour supprimer les répétitions et pour faire la chasse aux lieux communs.
8 – La lettre n’est jamais une supplique
Évitez d’être trop timide et surtout ne donnez pas l’impression de supplier le recruteur de vous embaucher. Préférez un ton dynamique et sûr de lui. La confiance est communicative !
Par exemple :
“Dans l’espoir que ma candidature retienne votre attention, je me tiens à votre disposition pour un éventuel entretien” est bien trop timide. Soyez plus direct : “Je suis disponible pour vous rencontrer”.
Et surtout, bannissez définitivement les arguments sociaux. Une phrase tel que “je vous prie de prendre en compte ma candidature car j’ai besoin de travailler” est à bannir. Soulignez plutôt votre disponibilité.
9 – Une orthographe et une syntaxe irréprochables
Les fautes d’orthographe et de syntaxe devraient être absentes des lettres de motivation, quel que soit votre métier. A ce titre il est indispensable de faire relire votre lettre.
L’envoi
10 – Pièce jointe ou corps du mail ?
Lorsque l’on envoie une candidature par e-mail, deux options se présentent : placer la lettre de motivation dans le corps de l’e-mail ou la mettre en pièce jointe. Sur ce point, il est difficile de donner des conseils fermes, chaque entreprise ayant ses préférences.
En toute logique, la lettre de motivation devrait toujours être dans le corps de l’e-mail. L’e-mail est la lettre en elle-même, pas une enveloppe.
C’est en particulier vrai pour une candidature spontanée : la lettre de motivation doit être immédiatement accessible dans l’e-mail. En effet, il faut accrocher l’attention rapidement.
Toutefois, certaines entreprises préfèrent recevoir la lettre de motivation en pièce jointe. Si elles sont dotées d’un système de gestion des candidatures, cela peut en effet leur faciliter le travail. De même, pour les offres parues sur des jobboards généralistes, il est probable que l’entreprise reçoive des dizaines de candidatures. Dès lors, mettre la lettre de motivation en pièce jointe facilitera certainement la tâche du service RH.
Quelque soit la solution que vous choisissez, il y a quelques règles à bien respecter.
Lettre de motivation dans le corps du mail :
- l’objet est bien sûr dans le champ dédié ;
- vos coordonnées sont en signature et non en tête de l’e-mail ;
- Le texte doit être plus court et l’accroche particulièrement soignée.
Lettre de motivation en pièce jointe :
- le corps du mail doit contenir une petite accroche indiquant la présence du CV et de la lettre de motivation en pièce jointe ;
- le nom de la pièce jointe doit être explicite : Nom_Prenom_lettre_de_motivation.doc ;
- le format de la pièce jointe doit être le suivant : .doc, .rtf ou .pdf
Pas d’envoi massif
De ces dix conseils, il en découle un onzième qui est absolument fondamental : la même lettre ne peut être envoyée à deux entreprises différentes. De même, copier-coller une lettre de motivation que vous avez trouvée sur internet est absolument contre-productif. Au mieux, une telle lettre laissera indifférent faute d’être ciblée. Au pire, elle sera reconnue comme modèle recopié et donnera une piètre image de votre professionnalisme.
Rédiger une lettre par candidature paraît long et laborieux, mais c’est la condition essentielle pour qu’elle soit efficace.
Exercice de style aussi difficile qu’indispensable, la lettre de motivation...
Comment présenter ses expériences ? Le titre du CV est-il...
Face à une annonce de rêve, la tentation de gonfler...
De qualité vos conseils. Basique mais de qualité.
merci pour les conseils qui sont pertinents.
en revanche, vous parlez d’orthographe et je le concède, celle-ci est très importante. c’est pourquoi je me permets de vous rappeler la règle de l’expression « quel que soit » : celle-ci s’accorde entièrement avec le groupe nominal qui la suit. ainsi, on aura :
quel que soit votre métier
quelle que soit la solution
et, ce n’est pas dans votre article, mais pour l’exemple :
quelles que soient les embûches
bien à vous, merci encore pour l’article
Effectivement…
C’est corrigé. Merci de l’avoir signalé !
Je ne suis pas d’accord sur le dernier point (l’envoi massif). Suivant les métiers, il peut y avoir différentes approches d’une recherche d’emploi : peu de candidatures mais très soignées, ou de nombreuses candidatures pas aussi personnalisées, mais dont le nombre fera la force. Pour un métier fréquent où les employeurs le sont tout autant, d’autant plus si les critères géographiques ne sont pas trop restreints, faire un e-mailing peut être très efficace.
Par contre, dans ce cas, il faut le faire intelligemment :
- Ne pas mettre tous ses destinataires dans le champs « à » d’un même mail. Chaque destinataire doit avoir l’impression de recevoir un mail qui lui ai destiné à lui seul. S’il voit de nombreux destinataires, il va avoir l’impression que son entreprise ne vous intéresse pas plus qu’une autre. Du coup, pour faire ça, il faut utiliser un logiciel capable de faire de l’e-mailing. Outlook (celui d’Office, pas l’express de Windows) peut le faire ou sinon, il y a des logiciels spécialisé pour ça.
- Personnaliser la lettre de motivation de façon nominative. les logiciel d’e-mailing, permette d’intégrer le nom dans l’en-tête, d’indiquer « Monsieur » ou « Madame » pour la formule de politesse à la fin, etc…
- Segmenter ses envois : quitte à jouer sur le nombre et à envoyer 500 candidatures en 2 clics. C’est quand même intéressant de séparer ses destinataires en plusieurs groupes. Ca permettra de ne pas dire à une TPE qui existe depuis à peine un an : « Vous êtes reconnu comme le leader de votre secteur d’activité ». Ou à une boite qui n’a pas de site internet : « Les réalisations que vous montrez sur votre site internet démontre démontre un très grand professionnalisme. » (NDLT : En tant qu’ancien recruteur, j’atteste que ces 2 anecdotes sont véridiques). D’une façon général, c’est bien de faire des grand groupe en fonction du destinataires (par exemple : grosse boite, PME existant depuis longtemps, jeune boite dynamique), ou du profil qu’on veut montrer (polyvalent pour les PME, spécialisé pour les plus grosses boites, etc.)
- Se faire un super tableau excel (sera dans tous les cas nécessaire pour le logiciel d’e-mailing) pour les relances. Quand on envoie 5 candidatures par semaine on peut s’en passer. Par contre, quand on en envoie 500, c’est important de savoir où on en est, et qu’est-ce qu’on a fait à quel date.
Merci pour votre commentaire. L’envoi massif reste un sujet un peu délicat. Il existe des métiers ou des postes qui permettent son utilisation. Toutefois, cela s’applique plutôt aux postes moins qualifiés ou très spécifiques. Et il faut alors le faire intelligemment rester très vigilant, comme le montre votre commentaire très précis.
Disons que » la même lettre ne peut être envoyée à deux entreprises différentes sauf cas particuliers, si vous êtes sûr de vous et que vous maîtrisez les logiciels adéquats »
Bonjour et merci de cet article fort intéressant auquel j’aimerais apporter ma contribution.
Pour ma part une lettre de motivation efficace, c’est à dire qui fonctionne, qui joue son rôle, est une lettre qui donne envie au recruteur de nous rencontrer. C’est à mon sens le seul objectif a se fixer et pour cela je ne crois pas qu’il y ai vraiment de règle.
Plus la lettre sort du lot, plus on a de chance d’attirer l’attention et donc d’avoir un entretien. Il faut donc d’après moi respecter un certain nombre de convention (présentation général, orthographe, politesse…) mais surtout ne pas suivre de modèle établi au risque de perdre son originalité, sa personnalité.
De plus, le modèle vous-moi-nous n’a d’intérêt que si l’on connais bien l’entreprise et le poste à pourvoir. Hors d’en bien des cas les offres d’emploi sont anonymes et ne décrivent pas suffisamment le poste. La pire erreur à commettre pouvant être de s’imaginer le poste, l’entreprise sans chercher à les découvrir, à comprendre les enjeux, ce que l’entreprise attend réellement de la personne recrutée.
Je terminerai ici en disant qu’il est préférable à mon sens de ne pas postuler – au sens mathematique du terme – c’est à dire se faire un film pour être clair ; mais au contraire de postuler, dans le sens solliciter. Solliciter l’intérêt, la curiosité, la rencontre.
Obtenir un entretien, c’est avoir réussi sa lettre de motivation. Ensuite seulement vous pourrez commencer à vous intéresser à l’entreprise et au poste et à essayer de faire valoir vos expériences, vos connaissances, votre personne.
Merci de m’avoir lu. Bonne chance à tous.
Effectivement le modèle « vous-moi-nous » s’annule en cas d’offre anonyme. Dans la plupart de ces cas, les entreprises cherchent effectivement un profil bien précis. Il faut alors se concentrer sur l’analyse de l’annonce pour répondre au mieux à ce que l’entreprise demande explicitement.
Merci pour votre commentaire !
9 – Une orthographe et une syntaxe irréprochables
Les fautes d’orthographe et de syntaxe devraient être absentes des lettres de motivation, quel que soit votre métier. (TRES JUSTE!)
10 – Pièce jointe ou corps du mail ?
[...]
QUELLE QUE SOIT ET NON « Quelque soit » la solution que vous choisissez…
si vous pinailliez vraiment, vous auriez lu mon commentaire (le deuxième je crois) et auriez lu la réponse du modérateur ! bien à vous
Il ne s’agit pas de pinailler mais d’apporter une contribution au travail fourni par ceux qui ont conçu ce site.
De plus, les lecteurs vont retenir les fautes au lieu des conseils. Ce qui serait fort dommage !
Votre règle d’orthographe est juste et autant l’appliquer du mieux qu’on peut.
Aussi je me permets de prévenir que cette même faute (quelle que soit) apparaît dans le 10 ème paragraphe.
Ainsi « Quelque soit la solution » devient « Quelle que soit la solution ».
Rien de méchant de ma part, étant donné que l’orthographe n’est pas ce que je maîtrise de mieux.
Merci pour cette règle, chère Clémence, que je ne connaissais pas et merci à ceux qui ont fait cet article, vos conseils sont tous bons à prendre.
Bien cordialement
zazi
Vos conseils sont effectivement très pertinents mais, comme vous le soulignez vous-même, une relecture est indispensable, y compris pour le rédacteur de cet article.
« vous connaissez l’entreprise et que vous avez compris Ses besoins »
« Chiffre d’affaireS ».
« une lettre de motivation que vous avez trouvéE »
« Oubliez les formules surannées et le prétendu style soutenu ou “élaboré” » -> « Les assises succèdent aux accumulations » : évitez aussi le style ampoulé…
Je corrige les fautes immédiatement et vous remercie. Pour un article de près de 10 000 signes, plusieurs relectures par des personnes différentes sont effectivement indispensables. C’est ce qui se passe dans quasiment toutes les rédactions de magazines imprimés. Malheureusement la taille de notre structure ne le permet pas. Mais nous allons redoubler d’effort pour les limiter le plus possible.
Pour le style ampoulé, il s’agissait justement d’une mise en abyme. Elle ne produit apparemment pas l’effet attendu. Tant pis…
Bonjour,
Merci pour ces petites astuces.
J’aimerais réagir sur l’article et les commentaires
L’article :
A mon avis, la lettre d’accompagnement devrait toujours figurer en pièce jointe (sauf exception). En effet, la lettre n’est pas comparable au corps de l’e-mail. Ce dernier devrait être bien plus court et il devrait donner envi d’ouvrir les documents.
Je partage l’idée qu’au lieu de supplier l’entreprise, on devrait être plus directif.
Par contre, je n’écrirais pas dans une lettre que « je suis disponible ». Cela me fait penser à « je n’ai rien à faire d’autre que de vous attendre, je suis au chômage ».
Les commentaires :
Concernant le choix des envois massifs, on peut effectuer en même temps les trois types d’envois suivants :
- L’envoi qualitatif. C’est du sur-mesure pour nos entreprises préférées. 3 à 5 lettres envoyées par semaine. 1 à 2 jours pour rédiger une seule lettre.
- L’envoi quantitatif. Pas plus de 20 lettres par semaine (au-delà de 10 envois simultanés, on risque d’être catalogué comme spam). Recherche d’infos et suivi moins poussés.
- L’envoi « coup de chance ». Pour une occasion rêvée qui paraît impossible. Y consacrer ½ journée par semaine.
Bien-sûr, on organise les envois dans un tableau (date d’envoi, qtés, objectif).
Concernant la réponse faite aux annonces anonymes, on peut très bien commencer par « vous » en parlant du secteur d’activité de l’entreprise par exemple.
Enfin, si on veut faire un envoi de masse et cacher les destinataires, on utilise simplement la fonction » Cci » (copie cachée) à la place de « à ».
Bonjour,
Je ne suis pas d’accord avec votre dernier commentaire :
Si on utilise la copie cachée, le destinataire se rendra compte qu’il s’agit d’un envoi en masse car son adresse ne figurera pas dans les destinataires…
En tout cas merci pour l’article et les nombreux commentaires!
Bonjour,
Vous faites bien de le souligner. Il est difficile de tout dire dans un commentaire et le manque de précision peut induire en erreur un lecteur.
J’ai seulement apporté une réponse à la problématique évoquée par 7am concernant le nom des destinataires affichés :
« Ne pas mettre tous ses destinataires dans le champs « à » d’un même mail. Chaque destinataire doit avoir l’impression de recevoir un mail qui lui ai destiné à lui seul. S’il voit de nombreux destinataires, il va avoir l’impression que son entreprise ne vous intéresse pas plus qu’une autre. ».
Quoi qu’il en soit, la priorité est l’envoi qualitatif.
De plus, on ne doit pas confondre l’envoi quantitatif avec l’envoi massif suggéré par 7am.
Ici, on peut envoyer jusqu’à 9 e-mails simultanés maximum pour éviter le spam des destinataires.
Ce type de démarche ne concerne que des emplois moins intéressants, des postes à faible plus value et/ou des jobs alimentaires.
Pour se faire, on recherche rapidement des infos en ligne sur chaque entreprise, puis on rédige un descriptif. S’il le faut, on appele l’entreprise directement pour obtenir des infos, notamment le nom du responsable et son e-mail.
Le corps de l’e-mail, la lettre et le cv doivent toujours être personnalisés.
Ici la personnalisation est moins poussée que pour l’envoi qualitatif et on peut faire des regroupements par secteurs d’activité, entreprises et postes qui se ressemblent.
L’idéal est d’envoyer les mails un par un.
Mais il se peut qu’on soit amené à faire plusieurs envois simultanés pour gagner du temps et concentrer ses efforts sur les envois qualitatifs.
Si le corps du mail, la lettre et le cv ont du sens pour le destinataire qui les reçoit, il peut tolérer que l’adresse de destination ne figure pas dans l’envoi. Par la suite, notre appel téléphonique de suivi peut faire pencher la balance.
En ce qui me concerne, je n’ai toujours fait que des envois qualitatifs.
J’ai toujours appelé l’entreprise pour parler au responsable opérationnel avant même d’envoyer ma candidature. Cela personnalise davantage le corp du mail. « Suite à notre conversation téléphonique… »
Concernant les envois retenons que :
- Tout envoi doit être personnalisé (cv, lettre, corps du mail, destinataire ciblé),
- Pour des postes moins intéressants, on peut gagner du temps avec une démarche moins qualitative,
- Les envois à l’unité sont à privilégier même si on envoie la même lettre à des destinataires différents,
- Le meilleur moyen de montrer sa motivation est de prendre directement rdv avec le responsable opérationnel (sans passer par les services des RH) et de parler avec lui de son entreprise et du secteur d’activité,
- Tout est affaire d’empathie, de bon sens et d’organisation.
3 Astuces bonus :
1 – Objectif de la lettre : créer du lien affectif, faire rêver, donner envi d’en savoir plus et de connaître la suite.
Donc ne pas tout dire dans sa lettre et attendre l’entretien pour surprendre et convaincre.
2 – S’envoyer d’abord le mail pour vérifier les éventuelles erreurs : pas de signature, pas de pièce jointe, fautes, typographie…
3 – Scanner sa signature et la placer au bon endroit sur la lettre d’accompagnement.
Merci pour ce travail très pertinent.
Juste un détail concernant le format des pièces jointes (lettre de motivation et CV), je pense qu’il faut bannir le .doc, qui peut transporter des virus et qui nécessite de plus d’avoir le logiciel approprié. Le format RTF, pourquoi pas, mais je pense qu’on peut simplement préconiser le PDF qui est devenu la norme.
Cordialement.
Julien
Concernant ce dernier point, je suis tout à fait d’accord, le format pdf est selon moi obligatoire.
Il existe encore des entreprises ou des personnes qui recherchent du travail qui sont sous les mauvaises versions de word. Conséquence, la mise en page saute, toujours dommage.
Il est quand même regrettable de constater que certaines entreprises n’accepte pas le pdf (certains cabinets de recrutements connus notamment).
Je dois dire que la raison m’échappe,
– sécurité des données (virus…),
– changement mise en page (éventuellement impressions sur plusieurs pages = coût pour la société)
– circulation difficile d’un document non normalisé via le réseau de l’entreprise (smartphones ne reconnaissant pas tous ce format…)
– stockage et archivage des cv compliqués (rien de tel qu’un bon classeur pdf)
– recherche rapide via mot clés qui n’est pas toujours facile avec d’autres formats.
Je vous rassure je n’ai pas d’actions chez adobe mais il s’avère que pour des recruteurs, ce support est à privilégier, beaucoup de logiciel libre propose également de faire cette transformation en pdf.
En tout cas, article intéressant.
Pr diffusion
Bonsoir à tous,
Si vous le souhaitez, et surtout pour ceux qui ne le connaissent pas, un petit logiciel de création de PDF à partir de n’importe quel logiciel est, celui que j’utilise tous les jours :
PDF redirect V2.
Il est installé en tant que simple imprimante qui, au lieu d’utiliser du papier, crée un fichier .pdf.
On le nomme comme on veut et bien le joindre dans tous nos courriels.
Bien à vous tous et bravo pour cet article. Ne vous en faites pas pour les fautes, tout le monde en fait.
Cédric
@julien Une des raisons pour laquelle certains recruteurs préfère les documents relatifs à une candidature sous format .doc est qu’ils peuvent ainsi rajouter des éléments en en tête ou pied de page pour qualifier la candidature tout simplement. D’où l’intérêt de conserver un CV ou une LM de « base » sous format .doc
Il est également possible d’ajouter des notes sur PDF sans que cela ne ruine la mise en page qu’on se donne tant de mal à faire pour que le cv soit présentable.
Iĺ faut aussi rappeler qu’il peut arriver qu’entre deux ordinateurs, Mac et PC, l’ouverture d’un ficher word donne des choses surprenantes. Bon, j’admets que c’est plutôt le cas pour des fichiers « complexes » avec mise en forme et numérotation des titres etc. Mais pour une candidature, sauf si le format word est expressément demandé, je ne prends pas le risque.